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Ne les écrasez pas !!
Alain Geerts  •  9 avril 2013  •  Biodiversité

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Si cette recommandation aux automobilistes reste plus que jamais de mise en ce qui concerne les piétons et les cyclistes, elle s’étend, en cette arrivée tardive du printemps à l’ensemble des batraciens qui vont enfin entamer leur migration annuelle pour se reproduire. Après une pause de plusieurs semaines, les migrations de batraciens vont en effet reprendre dans les prochains jours. Au vu de la longueur de l’hiver, cette périlleuse traversée s’annonce comme l’une des plus tardives depuis que les opérations de sauvetage existent !

Comme chaque année, le même scénario se reproduit : lorsque les conditions climatiques deviennent plus clémentes, crapauds, grenouilles et autres tritons, guidés par leur instinct de reproduction, sortent de leurs retraites hivernales pour entamer leur migration printanière. Destination : les mares et les étangs qui les ont vu naître afin de s’y reproduire à leur tour. Et si leur itinéraire croise une route, c’est l’hécatombe !!!

Les déplacements des batraciens commencent dès la fin de l’hiver, par temps doux et humide, généralement à la tombée du jour. Grenouilles, crapauds et tritons peuvent ainsi parcourir plusieurs kilomètres à travers bois et prairies. Certaines nuits climatiquement favorables (T° autour de 7°C), les migrations peuvent alors prendre des allures d’invasions lorsqu’elles impliquent des centaines, voire des milliers d’individus.

Les routes qui tuent

Mais les batraciens affrontent bien des obstacles afin d’aller se reproduire, et les dangers auxquels ils sont confrontés n’ont le plus souvent rien de naturel. Les routes constituent un piège mortel : les animaux qui ne sont pas directement tués agonisent pendant de longues heures.

Quelles solutions ?

Des solutions durables existent comme les crapauducs, des tunnels spécialement conçus pour permettre le passage des crapauds et grenouilles sous les routes. Mais leur installation n’est utile que si la migration se concentre sur quelques centaines de mètres.
De plus les responsables des équipements routiers n’ont que rarement emboîté le pas à nos associations qui réclament, depuis de nombreuses années, la construction de tels ouvrages aux endroits de passage les plus remarquables. Chacun de nous peut aussi contribuer à la sauvegarde des batraciens…

Levez le pied !

Que peut faire l’automobiliste ? il ne suffit pas de « slalomer » sur la route, en évitant plus ou moins les animaux qui traversent. Il faut savoir que si on roule à plus de 30 km par heure, les batraciens sont littéralement « aspirés » par les voitures et meurent, même si on ne leur roule pas directement dessus. Soyez également très attentifs aux volontaires qui participent au ramassage des batraciens !

Les batraciens se ramassent...

Interpellés par ces hécatombes, des volontaires s’organisent afin de sauver un maximum d’individus. Comment ? Notamment, en plaçant des barrières infranchissables le long de certains tronçons de routes. Ainsi, en longeant ces obstacles qui barrent leur progression, les batraciens tombent dans des seaux enterrés dans le sol, qui les recueillent. Il ne reste plus ensuite aux équipes de bénévoles qu’à se relayer, matin et soir, pour vider les seaux de l’autre côté de la route. Vous aussi, vous pouvez venir en aide aux batraciens en participant aux opérations de sauvetage organisées dans près de 115 sites. Munissez-vous de préférence d’un seau, d’une lampe torche et d’un gilet de sécurité réfléchissant !

> La liste des opérations de sauvetage de batraciens est disponible sur www.batraciens.be.

> Infos : Raînne - Natagora au 081/390.720 - www.batraciens.be

Source : le communiqué de presse de Natagora




 
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