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Bassins d’orage, creuser et la nature fait le reste !
Virginie Hess  •  28 janvier 2011  •  Aménagement du territoire

Les bassins d’orage ont pour fonction principale de stocker provisoirement les eaux de ruissellement. Mais au-delà de leur rôle de régulateur hydraulique, ces ouvrages peuvent également assurer différents rôles secondaires liés notamment à l’épuration des eaux, la préservation de la biodiversité, et la valorisation paysagère.

Certaines communes et entreprises ont ainsi opté pour la réalisation de bassins écologiques (berges et fonds naturels), conceptions plurifonctionnelles qui permettent de rentabiliser au mieux l’espace public occupé par le projet tout en diminuant l’empreinte écologique de celui-ci. Ces bassins naturels constituent une alternative efficace au système classique de bassin unique à forme géométrique et entièrement bétonné. Ils permettent en effet le développement d’une faune et d‘une flore diversifiée, bien plus variée que dans les systèmes traditionnels (roseaux, libellules, batraciens, oiseaux, etc.) et assurent également une meilleure intégration paysagère. Deux fonctions qui peuvent encore être renforcées par l’aménagement, autour du site, de différents types de milieux (zones lagunaires, mares, cours d’eau, vergers, haies, etc.).

Ainsi, à Basilly, la zone d’immersion temporaire (ZIT) de la Crompe Pâture, aménagée en collaboration avec la Direction de l’Aménagement foncier rural, cumule les fonctions de bassin d’orage (volume de rétention de 6000m³), de refuge pour la biodiversité, de zone paysagère et de parcours didactique dédié à l’environnement (panneaux explicatifs, plate-forme d’observation de la vie sauvage, ponton, etc.). La commune, qui dispose au total de quatre ZIT (dont trois mises en ½uvre en collaboration avec la Région [1] dans le cadre des périmètres de remembrement et une réalisée par la Province du Hainaut) a particulièrement apprécié le rôle capital joué par ces ouvrages lors des inondations exceptionnelles de cette fin d’année. Prévues pour des périodes de retours de 50 ans, les quatre ZIT d’une superficie totale de 4 hectares et d‘une capacité de rétention de 32000m² d’eau, ont en effet permis d’éviter le pire malgré une cure d’occurrence centenaire.


[1Coût total de ces trois ZIT : 709 000 euros dont 40% pris en charge par la commune et 60% par la Région



 
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