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Les femmes sont les véritables créancières de la dette publique
Alain Geerts  •  12 décembre 2011  •  Développement durable

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Ne manquez pas cet édifiant tour d’horizon européen des régressions sociales imposées aux femmes au nom de la dette. En rappelant, comme cela vient d’être fait ce samedi lors de la remise du prix Nobel de la paix aux trois lauréates africaines, que la lutte des femmes pour l’égalité et la paix est l’une des forces motrices les plus importantes pour le changement dans le monde.

Auteure de l’étude : Christine Vanden Daelen, CADTM

La dette, cheval de Troie d’une guerre sociale sans précédent contre les peuples d’Europe, n’est nullement neutre du point de vue du genre. Les mesures d’austérité imposées en son nom sont sexuées autant dans leurs caractéristiques que dans leurs effets. Partout, elles s’abattent sur les salarié-e-s, les retraité-e-s, les chômeurs/euses, les « sans » de tout ordre (sans logement, sans papier, sans minimum vital...) voulant leur faire payer les effets d’une crise profonde dont ils et elles ne sont en rien responsables. Partout, elles imposent les pires régressions sociales aux populations les plus fragilisées, les plus pauvres et donc majoritairement aux femmes ! Et parmi elles, les plus vulnérables (cf. : les mères célibataires, les femmes jeunes, âgées, migrantes, les femmes provenant d’une minorité ethnique, du milieu rural ou encore ayant été victimes de violences) seront les plus pressurisées pour voler au secours des profiteurs de la dette.

Tout comme les plans d’ajustement structurel ont exténué et appauvri les femmes du Sud, les plans d’austérité saigneront celles d’Europe. Les mêmes mécanismes découlant d’une même idéologie néolibérale sont désormais partout à l’oeuvre. Privatisations, libéralisations, restrictions budgétaires au menu des mesures d’austérité sabrent les droits sociaux des femmes, accentuent leur pauvreté, durcissent et aggravent les inégalités entre les sexes et sapent les acquis féministes. Nul doute que les innombrables reculs socio-économiques testés sur elles aujourd’hui pour que les capitalistes n’aient pas à payer la crise qu’ils ont provoqué seront demain infligés à toutes les classes populaires, femmes et hommes.

Lisez l’entièreté de l’étude (14 pages en pdf).




 
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