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Signez pour des villes et villages à 30km/h !
B.coumont  •  23 mai 2013

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Redéfinir la vitesse du trafic dans une zone donnée, c’est réfléchir au rôle social que l’on veut attribuer à cette zone. À 30 km/h, la qualité de vie prédomine sur la fonction de transit et tous les usagers de l’espace public en profitent !

En novembre dernier, la plate-forme belge Ville 30 s’unissait avec une cinquantaine d’autres associations à travers l’Europe pour lancer l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE)  « 30 km/h : redonnons vie à nos rues ».

La proposition est simple : faire du 30 km/h la norme dans les quartiers résidentiels et laisser le 50 km/h aux axes de transit. Cette simple modification du Code de la Route sécurise et donc apaise grandement une zone donnée. À cette vitesse, en effet, les automobilistes voient plus large et raccourcissent leur distance de freinage. Ainsi, piétons de tous âges, personnes à mobilité réduite, cyclistes, habitants, clients des commerces locaux ou gens de passage sont moins défavorisés face à la circulation automobile dans un espace public repartagé entre tous. Ajoutons à cela qu’une conduite sans accélérations brusques réduit le stress lié à la peur de l’accident, améliore la qualité de l’air et diminue le bruit généré par les véhicules. On ne parle alors plus de « route » mais de « rue » et la circulation laisse une place aux échanges sociaux et à la convivialité.

Faut-il pour cela stigmatiser l’automobile et perdre du temps dans les trajets ? Non, car dans un quartier où les occasions de s’arrêter ou ralentir sont nombreuses, la vitesse moyenne est déjà fort basse (on l’estime généralement à 20 km/h). En limitant la vitesse maximale à 30 km/h, l’impact sur le temps de parcours est donc minime.

En Belgique, les Zones 30 sont connues pour être limitées à quelques centaines de mètres aux abords des écoles. Dans de nombreux quartiers à forte densité où sont réunis plusieurs sites scolaires, il n’est pas rare de voir la limitation de vitesse changer plusieurs fois sur un itinéraire. Les tronçons à 50 km/h sont parfois si courts qu’il serait inutile et dangereux d’essayer de les atteindre face à l’abondante fréquentation d’enfants.

À l’origine d’une simple mesure de sécurité routière se dégage donc bien des avantages auxquels aspirent un grand nombre d’associations travaillant pour améliorer la mobilité, l’environnement, l’aménagement du territoire ou encore les liens sociaux. Actuellement fort populaire dans les pays germaniques et bien introduit dans quelques villes latines, le modèle 30/50 est un outil de revitalisation urbaine ayant fait ses preuves partout en Europe.

Pour vous, votre famille et vos voisins, signez l’Initiative et partagez cet appel aux membres de votre association et à vos connaissances afin d’obtenir un nombre de signatures symbolique en Belgique et un message fort adressé à nos décideurs : http://fr.30kmh.eu

Ce message est porté par la plate-forme ouverte Ville 30 regroupant les associations Empreintes, EPURES, GAMAH, GRACQ, Imagine – Demain le monde, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, Parents d’Enfants Victimes de la Route, Pro Velo et UrbAgora.




 
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